
En résumé:
- Départ: Zermatt, télécabine Sunegga - Unterrothorn
- Durée de la montée: 2 heures (descente 1 heure ou plus selon les variantes)
- Difficulté: T3 - Randonnée en montagne exigeante (à cause de l'altitude)
- Dernière visite: juin 2000
- Météo locale: Zermatt, #0900-57306x 362
- KMZ pour Google Earth
- Profil:

Bibliographie:
6, 41Liens:
Oberrothorn, par Ken Baldry. Une de ses pages de randonnées autour de Zermatt.
Exactement la même randonnée, sur le site de Christian Engl. Avec description et photos.
Rapport de randonnée sur Hikr.org.
Oberrothorn
Un sommet de 3415m (11204f) aisément accessible, grâce ou à cause, selon son point de vue, aux remontées mécaniques Sunegga/Unterrothorn. Un belvédère magnifique, hélas méchamment défiguré par les pistes de ski.
Pour qualifier cette excursion à l'Oberrothorn, mon amie Américaine a employé le mot "décadent". Le terme convient bien puisque l'on emprunte l'horrible metro de Sunegga puis deux télécabines, Blauherd et Unterrothorn, avant de commencer l'ascension proprement dite. On est déjà à 3103m (10180ft) sans avoir brûlé la moindre calorie!
Du restaurant Unterrothorn, on dévale vers l'est, en pente douce, la butte sur laquelle il est construit (photo 1). A partir de Furgg, la selle entre Oberrothorn et Unterrothorn (15 min), le chemin se remet à monter. On quitte ainsi le tracé des pistes de ski, et on peut enfin voir un peu d'herbe et quelques fleurs. Profitez-en car cela ne dure pas! On escalade en petits lacets le sud de l'Oberrothorn, où la végétation n'a pu s'accrocher pour cause d'altitude, d'érosion ou les deux.
A plus de 3000 mètres, il peut y avoir de la neige à n'importe quelle période de l'année. En ce qui nous concerne, les premières plaques de neige sont apparues au point 3230 mais ne représentaient pas un problème particulier. La montée par ce versant sud offre un beau panorama en direction du massif du Mont-Rose ainsi que vers deux 4000 méconnus, le Rimpfischhorn et le Strahlhorn. Une fois le sommet atteint, on jouit d'un panorama encore plus étendu, avec le Cervin, la Dent d'Hérens, le Weisshorn, ... Indéniablement, au nombre de 4000 composant le panorama, l'Oberrothorn surpasse toutes les autres randonnées de ce site.
Plusieurs options se présentent pour la descente: rejoindre l'Unterrothorn par le même chemin, se rendre à Blauherd directement ou en passant par les lacs de Findelalp, voire même descendre à pied jusqu'à Sunegga ou Zermatt. Je ne peux donner mon avis que sur l'option choisie, la descente par Roter Bodmen vers Sunegga. Et là encore, nous avons évolué dans un terrain défoncé qui faisait peine à voir.
Comme cela transparaît dans ce récit, l'Oberrothorn n'est pas une randonnée que je recommande, sauf à ceux qui veulent goûter à l'ivresse de la haute altitude sans trop d'efforts ou qui désirent découvrir une vue d'ensemble des montagnes et glaciers entourant Zermatt. Les amateurs de records seront contents de savoir que l'Oberrothorn est le plus haut sommet de randonnée de Suisse, d'après le site web de Zermatt.
S'il n'y avait pas l'attrait irrésistible du Cervin, je dirais même qu'il vaut mieux abandonner Zermatt aux skieurs et choisir d'autres vallées valaisannes pour ses randonnées. Deux exceptions cependant: le sentier d'Höhbalmen, tracé dans le seul versant préservé de la vallée de Zermatt, et la cabane Hörnli, surpeuplée mais si proche du Cervin!

